Chronique Intramuros

Et si c’était la délicatesse qui incarnait le mieux l’univers de Jefferson Noizet ! Ce toulousain biberonné à l’americana à la folk music, à la country music aussi. Le voici avec un quatrième album du confinement dans lequel il fait preuve d’une retenue totale. ici, il n’y a rien de trop. Tout est bien dosé et précis. Le Jefferson se fait poète, égrenant le temps de ses rythmes country-folk fragiles et percutants. Notre homme observe les paysages, les gens, in situ et avec précaution, à la manière d’un diamantaire. « La passante du hasard » est immense. Dans cette harmonie, l’auditeur se sent en suspension, dans une boite de coton où rien ne semblerait venir semer le désordre. C’est cela, à travers ces chansons aux rimes précises et intelligentes, que Jefferson Noizet, nous assène, aidé par des secondes gâchettes chevronnées et en français dans le texte. Un coup de feel good music, une belle B.O. pour l’époque à laquelle nous vivons. Un joli coup de soleil en tous cas ! 
Michel Castro

Belle mécanique, sensible à découvrir sur le premier titre mis en avant « Fermer la porte ». Les autres chansons « Sous la lune », « La passante du hasard », « Je vous salue », » Rivières d’automne », « Au soleil » en apportent d’épatantes illustrations.
Pascal Alquier